1. Madame la Directrice, comment les femmes peuvent-elles accéder aux financements du FNCF ?
L’accès aux financements du FNCF s’appuie sur un processus structuré et inclusif. Les femmes intéressées doivent d’abord se constituer en groupement ou présenter un projet individuel formalisé. Elles bénéficient ensuite d’un accompagnement dans la structuration de leur projet, avec l’appui de nos équipes.Les principales étapes sont les suivantes : le dépôt et l’identification du projet, la vérification et l’analyse de sa viabilité, la participation obligatoire aux sessions de formation, puis la validation en vue du financement.Les critères d’évaluation portent essentiellement sur la pertinence et la rentabilité du projet, l’engagement de la bénéficiaire ainsi que sa capacité à respecter les conditions de remboursement.Notre objectif est de rendre ce processus accessible, transparent et équitable, en particulier pour les femmes issues des zones rurales.
2. Sur l’enveloppe de 300 millions FCFA, quels types de projets seront priorisés ?
Nous accordons la priorité aux projets à fort impact économique et social, notamment dans l’agriculture et l’agroalimentaire, la transformation des produits locaux, le commerce, l’artisanat et les services générateurs de revenus.Une attention particulière est portée aux initiatives qui créent de la valeur ajoutée locale, favorisent l’emploi et renforcent la résilience des femmes, notamment face aux défis climatiques.
3. Quelles stratégies adoptez-vous pour sécuriser les remboursements tout en accompagnant les bénéficiaires ?
La question du remboursement est centrale. Notre approche repose sur un équilibre entre responsabilisation et accompagnement.
Pour cela, nous mettons en place des formations en éducation financière afin d’assurer une meilleure gestion des crédits, un suivi régulier sur le terrain, un dispositif de proximité avec les bénéficiaires et la promotion de la solidarité au sein des groupements.Nous privilégions une démarche pédagogique : accompagner les femmes pour qu’elles réussissent leurs activités, car un projet rentable garantit naturellement un bon remboursement.
4. Quels sont les principaux obstacles à l’accès au financement et comment les lever ?
Les obstacles sont multiples : le manque d’information, la faible formalisation des activités, l’insuffisance de compétences en gestion et, parfois, des contraintes socioculturelles.
Pour y remédier, le FNCF agit à plusieurs niveaux : la sensibilisation et la proximité, le renforcement des capacités, la simplification des procédures et l’accompagnement à la formalisation.
Notre ambition est de ne laisser aucune femme de côté, quel que soit son niveau de départ.
5. Quel accompagnement le FNCF propose-t-il au-delà du financement ?
Le financement n’est qu’un levier. Nous proposons un accompagnement complet, fondé sur le triptyque des 3F : Formalisation, Formation et Financement.
Concrètement, cet accompagnement comprend des formations en gestion, en leadership et en comptabilité simplifiée, un encadrement technique adapté à chaque activité, un suivi post-financement ainsi qu’un appui à la structuration et à la croissance des activités.
Cet accompagnement est essentiel pour garantir la durabilité des projets.
6. Quelle est votre vision à long terme pour l’autonomisation économique des femmes ?
Notre vision est de bâtir un écosystème où chaque femme peut accéder facilement au financement, développer une activité viable et devenir économiquement autonome.
À long terme, nous souhaitons renforcer l’entrepreneuriat féminin à grande échelle, structurer des chaînes de valeur portées par les femmes, favoriser leur inclusion financière durable et faire du FNCF un véritable levier stratégique de transformation sociale et économique au Sénégal.
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