
Le centre Kullimaro, l’accompagnement d’ONU Femmes ne date pas d’hier. Depuis l’ouverture du centre, l’organisation soutient les initiatives portées par les femmes, à travers un appui matériel, technique et financier. Une collaboration qui, au fil des années, a contribué au renforcement des capacités du centre et de ses bénéficiaires.
Lors de sa visite, le Directeur régional d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Dr Maxime Houinato, a rappelé l’importance de cet accompagnement. Selon lui, ONU Femmes a apporté un soutien aussi bien technique que financier au centre, notamment à travers des équipements informatiques, logistiques et didactiques.
«Pour nous, les femmes ne sont pas seulement à relever physiquement. Ce sont des femmes à relever aussi intellectuellement », a expliqué Dr Maxime Houinato.»
Pour le responsable d’ONU Femmes, cet accompagnement doit permettre aux femmes de mieux comprendre leur environnement et de prendre pleinement conscience de leur rôle dans la transformation de la société.
Dr Maxime Houinato estime que les femmes et les filles ont un rôle important à jouer dans la dynamique de relèvement de la Casamance, une région qui, rappelle-t-il, « vient de loin ».
Au cours de la visite, il dit avoir également rencontré des leaders traditionnels, des reines et des responsables des bois sacrés. Des échanges qui, selon lui, montrent l’importance de la culture et des traditions dans la construction d’une société plus forte.
« La réussite qu’on voit ici en Casamance, ce n’est pas du hardware, c’est du software aussi. Et ce soft, ça vient de nos traditions, ça vient de notre culture », souligne-t-il.»
Se présentant comme Béninois, le Directeur régional d’ONU Femmes dit se reconnaître dans cette place accordée aux traditions en Casamance. Pour lui, il ne s’agit toutefois pas de rejeter la tradition, mais plutôt d’identifier collectivement les pratiques qui doivent évoluer.
« Il y a du bienfait dans la tradition, il y a quelques corrections dans la tradition, et il n’appartient à personne d’autre de venir nous corriger ça », affirme-t-il.»
Une approche qui repose, selon lui, sur la responsabilité des communautés elles-mêmes à identifier les insuffisances et à les corriger progressivement.
Du côté du centre Kullimaro, la satisfaction est également manifeste. Une bénéficiaire rappelle que la présence d’ONU Femmes s’inscrit dans la continuité d’un partenariat engagé depuis l’ouverture de la structure.
« Nous sommes très heureuses de les recevoir au niveau de Kullimaro, parce que ce n’est pas une première. Depuis l’ouverture du centre, ONU Femmes a appuyé le fonctionnement du centre », témoigne-t-elle.»
Elle cite notamment plusieurs équipements mis à disposition du centre, parmi lesquels des lits et des congélateurs.
Pour les bénéficiaires, cet appui ne se limite donc pas à une aide ponctuelle. Il contribue au renforcement des activités et des relations entre les différentes structures impliquées.
« Ce partenariat a vraiment renforcé ce que nous faisons et renforcé également les liens entre le centre Kullimaro, la plateforme et ONU Femmes », souligne-t-elle.»
À travers cet accompagnement, ONU Femmes entend ainsi consolider les initiatives locales portées par les femmes et favoriser leur participation au développement et au relèvement de la Casamance. Une dynamique dans laquelle les bénéficiaires souhaitent continuer à jouer pleinement leur rôle.
Samboudiang Sakho
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